8 astuces du quotidien pour un recruteur

8 astuces du quotidien pour un recruteur

8 astuces du quotidien pour un recruteur

8 astuces du quotidien pour un recruteur

11 minutes de lecture

Astuce n°1 : Je n’ai plus de nouvelles d’un candidat pendant un recrutement 

Il m’est arrivé plusieurs fois que des candidats ne me donnent plus de nouvelles sans aucune explication.

J’ai donc essayé de les relancer à plusieurs reprises mais en vain.

Jusqu’à que j’entende une autre recruteuse (Déborah D’assaro) à #TruSourcing disant qu’après avoir essayé de joindre un candidat plusieurs fois sans réponse, elle lui a envoyé un sms en lui expliquant que ce serait sa dernière relance.

On peut alors utiliser ce type de relance en y rajoutant le fait que s’ils ne répondent pas sous tant de temps, le processus sera stoppé.

C’est une technique qui est souvent employée en marketing pour vous faire acheter un produit ou pour vous faire inscrire quelque part. On vous dit qu’il ne reste plus que 3 jours pour acheter un produit par exemple, donc vous allez probablement plus l’acheter par peur de ne plus y avoir accès ensuite. Et ça marche ! 

On peut le retranscrire dans le recrutement.

Exemple 1 :

Envoi du sms à 16h31:

Alors que je n’avais pas eu de réponse depuis plusieurs jours à plusieurs sms.

Je reçois alors dans la foulée une réponse à mon message :

Message reçu : 16:34

Malheureusement, dans cet exemple, je n’ai malgré tout, pas réussi à voir cette candidate en entretien.

Exemple 2 :

En discutant sur Recruiter’s Kitchen (le slack des recruteurs), Aude Veron et Agathe de Prémare de chez Sapiance nous ont partagés avoir testé cette méthode et surtout d’avoir réussi à voir leur candidat en entretien. 

Le contexte : Elles cherchaient à joindre ce candidat depuis plusieurs mois sans y être parvenu.

La réaction a été immédiate, dans les 30 minutes, elles avaient une réponse !

Petit rappel :

Si vous obtenez une réponse négative à votre message, ce n’est pas un échec, au contraire, c’est une victoire dans le sens où vous avez obtenu une réponse ! Vous allez donc arrêter de perdre du temps à relancer cette personne pour le moment. Cela ne vous empêche en rien de revenir vers lui plusieurs mois plus tard !

Il ne faut pas oublier qu’un des objectifs à se fixer en tant que recruteur est de constamment augmenter son taux de retour. Qu’ils soient positifs ou négatifs, un retour nous permet d’avancer dans notre sourcing.

 

Astuce n°2 : Oser demander de l’aide directement aux personnes concernées par notre recherche

Lorsque je cherche un profil, j’ai pour habitude de commencer par faire de la veille sur le poste et les technologies nécessaires (je recrute des développeurs) afin de comprendre de quoi je parle. (C’est la moindre des choses me direz-vous, mais ça ne me parait pas encore universelle comme démarche …)

Mon objectif est de comprendre ce que le client me demande, ce qui n’est clairement pas toujours facile ! Les informations sont souvent floues et ne veulent parfois même rien dire … (Il semble très compliqué pour un client de nous donner les bonnes informations, ce qui est totalement absurde, bref passons, c’est un autre sujet !)

Face à un brief de poste, je vais toujours comprendre (ou penser comprendre) certaines choses mais pour d’autres je vais avoir besoin d’aide, de lectures, de vulgarisations, … pour en déchiffrer le sens.

Le plus simple : partir en quête d’informations directement auprès des personnes que l’on cherche à recruter, pour moi des développeurs.

Vos futurs candidats, sont les meilleurs personnes pour vous aider à vulgariser les choses, pour vous aider à comprendre quoi mettre en avant dans vos messages etc.

Par exemple, j’ai récemment demandé de l’aide directement aux développeurs sur Twitter. J’avais du mal à obtenir des réponses pour un poste, je me suis donc dit que je ratais quelque chose dans mes messages d’approche.

Voici mon message :

J’ai eu beaucoup de réponses à la fois sur Twitter mais aussi sur Linkedin, ce fut très instructif et ça m’a permis de parler avec beaucoup de personnes qui m’ont expliqué ce qu’elles veulent.

J’ai donc pu rectifier mon message d’approche et le rendre plus percutant dès le départ.

Les développeurs eux-mêmes me conseillent justement de leur demander à eux de vulgariser les termes non compris :

Vous verrez, le plus souvent quand vous demandez à quelqu’un de vous expliquer ce qu’il fait, le plus souvent cette personne dit oui.

On se sent flatté quand on nous demande de parler de nous, c’est pareil quand on demande d’expliquer son job à quelqu’un. N’oubliez jamais, la plupart des gens aiment parler d’eux.

Pour aller plus loin :

J’ai carrément envoyé mon message d’approche initial à des développeurs pour avoir leur avis et savoir ce qu’ils changeraient.

C’était encore plus intéressant !

Comment capitaliser sur cette étape ?

Pour comprendre un sujet, je cherche des profils qui me semblent cohérents pour mon poste et je leur demande des choses très concrètes.

J’explique que je cherche quelqu’un sachant savoir-faire X.

Est-ce qu’il pourrait tout simplement m’aider à comprendre le sujet afin d’avancer dans ma recherche ?

Je leur demande des explications sur ce qu’il font au quotidien pour comprendre le poste que je cherche à recruter.

Cela m’apporte différentes choses :  

  • des informations importantes sur le type de poste que c’est
  • voir si la personne maîtrise son sujet ou non

C’est seulement après avoir eu un premier échange “technique” que je vais essayer de voir si le poste pourrait intéresser la personne.

J’en profite pour lui demander quelle partie il préfère dans son job, de quelle partie il se passerait bien etc.

C’est une mine d’information :

  • par rapport au poste qu’on cherche et au marché
  • par rapport à la connaissance de votre candidat

De ces différents échanges, il peut se passer différentes choses :

  • le candidat est intéressé par le poste
  • le candidat pense à quelqu’un qui pourrait être intéressé
  • vous pouvez créer une réelle relation avec cette personne qui vous a rendu service et donc revenir vers elle plus tard si un poste correspond plus à ses attentes

 

Astuce n°3 : Ne pas s’arrêter à « je ne suis pas à l’écoute » et chercher à comprendre pourquoi 

Il faut chercher à rentabiliser chaque échange avec un candidat. En général, vous avez déjà relancé plusieurs fois la personne avant de recevoir “je ne suis pas à l’écoute”.

La plupart des recruteurs vont s’arrêter à cette réponse, ne vous arrêtez surtout pas à ce moment là.

Il faut que vous cherchiez à comprendre la raison du refus afin de saisir plus de choses sur où en est cette personne.

A partir du moment où vous avez compris pourquoi ce n’est pas le bon moment pour cette personne pour changer de job, vous pouvez :

  • revenir vers lui plus tard avec des offres qui coïncident vraiment à ses envies
  • embrayer sur une discussion de vulgarisation ou autre pour créer un lien et pouvoir le revenir vers lui plus facilement plus tard

Essayez de comprendre le refus ne veux pas dire “essayer de le convaincre à tout prix d’accepter d’échanger avec vous sur le poste”.

Si vous voyez que vous pouvez contrer les arguments allez-y mais ne soyez pas trop lourdingue non plus.  

(Quoique parfois ça peut parfois marcher)

Exemple :

  • Si c’est parce que la personne vient de prendre son poste : pensez à revenir vers elle dans un mois afin de savoir comment ça se passe. Profitez de la période d’essai pour voir si la personne se sent vraiment bien dans son poste.
  • Si c’est car elle veut finir son projet actuel : demandez-lui quand est-ce qu’il prendra fin pour le contacter à ce moment là
  • Si c’est parce qu’il cherche un poste à l’étranger : réfléchissez si vous ne connaissez pas quelqu’un qui pourrait l’aider dans sa recherche. Ce n’est pas parce que la personne n’est pas intéressée par votre poste, qu’il ne faut pas l’aider à trouver ce qu’elle veut

 

Astuce n°4 : Ne pas hésiter à recadrer les candidats

Quand j’ai commencé à recruter, je me laissais un peu (beaucoup ?!) faire part les candidats. En effet, parfois, certains nous agressent sans aucune raison derrière, juste parce qu’on est recruteur et que les recruteurs sont relous ^^

Au départ, je ne répondais pas à ce type de message, je n’avais pas envie de perdre mon temps et surtout je ne voyais pas l’intérêt d’y répondre.

Puis Shirley Almosni Chiche (avec qui je travaillais), m’a expliqué qu’il fallait aussi les “recadrer”.

Ce n’est pas parce que ce sont des développeurs et que le marché va dans leur sens qu’ils peuvent se permettre tout et n’importe quoi.

Entre les remarques sexistes et misogynes, les généralisations (les recruteurs sont tous nuls), les gens désagréables sans aucune raison, … il y a de quoi faire !

Il ne faut pas se laisser faire et ne pas hésiter à leur répondre en les mettant face à leur propos …

Ca marche, j’ai plusieurs fois réussi à retourner des situations et à avoir des discussions très intéressantes avec des personnes qui m’avaient envoyé balader au départ.

Merci à Shirley 🙂

 

Astuce n°5 : si on s’est planté, assumer la vérité. Ça crée souvent du lien

Une erreur peut arrive à tout le monde. On peut tous se planter dans un message pour plein de raisons.

Ce n’est pas la fin du monde non plus, il est possible de renverser la situation en partant d’une bourde.

Voici un exemple, d’erreur où je me suis trompée de prénom dans mon premier message..

J’ai eu de la “chance” ou cette personne l’a pris avec humour directement, et nous avons donc commencé une discussion

 

Astuce n°6 : Faites rire, ça permet d’augmenter les retours

Mon objectif au quotidien est d’augmenter mon taux de retour à mes messages.

J’ai donc testé beaucoup de types de relances différentes.

Au final, les relances qui me donnent le plus de réponses, sont celles où j’ai essayé de faire rire et de changer de l’ordinaire.

Faire ressentir une émotion à quelqu’un, et en plus le faire rire, augmente son envie de nous répondre, tout simplement car c’est surprenant.

Beaucoup de gens, me disent qu’ils ont répondu juste parce que c’était “étonnant comme message” où parce que ça les a fait rire.

Je passe beaucoup par le visuel afin de rendre le message un peu plus vivant : images, GIF, Bitmoji,…

Il est ensuite beaucoup plus simple d’engager la conversation 🙂

Message de relance, que j’ai déjà partagé plusieurs fois (il faudrait d’ailleurs que je la change) :

Exemple de retour :

 

Astuce n°7 : Dire quand on ne comprend pas quelque chose 

Dire « je ne sais pas » permet de casser un peu le mythe du recruteur et de permettre à l’autre de nous parler de lui et de nous transmettre quelque chose.

Rien ne sert de faire croire que vous avez compris si ce n’est pas le cas.

Vous pouvez même tomber sur des candidats un peu vicieux, qui emploient exprès des mots techniques qui ne veulent rien dire. Si vous faites mine de comprendre, vous perdrez déjà beaucoup de points !!

Autant rester authentique, les gens aiment la plupart du temps expliquer les choses, profitez donc de ce moment pour lui demander de vous expliquer le terme. Ca vous permettra en plus de créer un peu plus de lien.

 

Astuce n°8 : Toujours revenir vers une personne qui vous conseille quelqu’un

Le métier de recruteur est un métier où le réseau a beaucoup d’importance. Quand vous parlez avec des gens et que l’on vous conseille des personnes ou des choses à tester : pensez à revenir vers ces personnes pour leur dire si vous avez avancé grâce à ses pistes et conseils !

Ca ne pourra que vous aider à créer de vraies relations et déclencher des discussions de plus en plus intéréssantes.

Et puis tout simplement par politesse, il est important de remercier les personnes qui vous aident.

N’oubliez jamais que “vos candidats” peuvent être vos futurs collaborateurs, clients, amis …  #truestory

Commentaires

  1. Vous pensez que la méthode n° 1 peut aussi fonctionner dans le sens inverse ?

    Avec par exemple les recruteurs qui ne donnent plus de nouvelles, ne répondent plus aux mails et deviennent subitement injoignables au téléphone, alors que votre profil/comptences/skills/… est parfait pour le client/poste/recruteur/votre maman/… et que vous avez déjà passé n entretiens : avec vous, cher recruteur, avec votre futur possible chef, avec qqun de la RH (qui ne se présente pas), avec un collègue de travail pour savoir si votre niveau de ping-pong/baby-foot/piscine est compatible avec l’équipe ?

    Ou ceux qui disent nous avons trop de candidatures pour pouvoir répondre individuellement. Ah mais oui c’est normal je ne suis pas développeur Java/BigData/Virtualisation/Agile et autre bullshit de trucs à la mode 🙂

    Respectez les candidats ils vous respecterons, ça fonctionne dans les deux sens le lien entre humains.

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