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Qui croit encore que le recrutement est RH ?

8 minutes de lecture
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Je n’ai jamais compris et je ne comprends toujours pas pourquoi le recrutement fait partie des Ressources Humaines. J’ai déjà eu l’occasion de vous poser la question dans la question bête du lundi, du programme Une Saveur de Recrutement par jour.


D’ailleurs c’est un des sujets qui vous avait fait le plus réagir. La plupart d’entre vous pour pousser des cris de libération du type : « aaaaaaaaaaah mais je ne suis pas folle en fait ! » et d’autres pour me dire que je racontais n’importe quoi. Du coup j’avais envie de rentrer de reprendre ce sujet pour le détailler.

Est-ce qu’il y a vraiment une raison de mettre le recrutement avec les RH ?

Quel est le rapport entre les deux ?

Il y a une confusion historique entre les deux fonctions. Si bien que si vous parlez à quelqu’un de lambda il ne fera pas de distinction entre RH et recrutement. Mais ce qui est marrant c’est que quand il va penser RH, il va penser uniquement au recrutement. Par exemple, j’ai beau écrire uniquement sur le recrutement, la plupart des mes amis me présentent spontanément comme écrivant sur les RH.

Je ne faisais moi-même pas la différence avant de rejoindre le secteur. Alors que pourtant il existe une division historique et profonde entre les disciplines. La première fois que j’ai entendu un élève en master RH exprimer tout son mépris pour le recrutement, j’ai compris que quelque chose clochait. De même, je ne compte plus le nombre d’élèves qui viennent me dire que leurs professeurs crachent en permanence sur le recrutement.

Le recrutement étant vu comme une fonction bas de gamme et ingrate, sans noblesse. Un marche-pied avant de faire des RH sérieuses. Et cela ne concerne pas que le monde académique. Je crois régulièrement des professionnels des RH qui ont un mépris ouvert pour la fonction recrutement. Dans la même idée, ils sont également nombreux à voir le recrutement comme une corvée de leur fiche de poste. Et, à l’inverse, je croise des recruteurs passionnés qui se désespèrent de pouvoir s’épanouir car on leur a dit « le recrutement ça enferme ».

La division historique se fait entre les fonctions administratives et juridiques de la RH et les fonctions qui concourent à l’attraction et la gestion des talents. J’appelle cette fonction « le recrutement » par abus de langage mais en vérité il faudrait une expression plus large comme « la direction des talents » qui réunirait à la fois le recrutement, le marketing employeur, l’intégration et la formation. Au passage, une grande partie des fonctions administratives auraient pu être confiée à la direction administrative et financière.

J’en profite au passage pour demander qui a inventé l’horrible nom de la fonction RH ? Les RESSOURCES Humaines ? Vraiment ? C’est probablement une des expressions les plus hideuses du monde de l’entreprise quand on y réfléchit bien. Y’a-t-il une expression plus anti-humaine que « RESSOURCES Humaines » ? Mais passons : l’article sur la langue de bois c’était la semaine dernière…

Les compétences de l’une ne sont pas compatibles avec les compétences de l’autre

Au final, les compétences que l’on demande aux professionnels des RH sont en contradiction totale avec les compétences que l’on demande aux professionnels du recrutement. Ce qui est logique en même temps. Les personnes qui aiment le côté recrutement vont naturellement détester le côté administratif de la gestion de paie. De la même manière qu’on attend pas d’un ingénieur informatique qu’il soit un bon commercial.

Pire encore, j’ai rarement rencontré de specimens qui aiment les deux côtés à la fois. En général on a toujours un fort tropisme pour un côté ou l’autre. Si bien que j’ai malheureusement rencontré très très peu de recruteurs. Vous avez bien lu : mon métier c’est de former des recruteurs, je passe mon temps dans ce milieu mais j’ai rencontré très peu de recruteurs. D’ailleurs ça se voit à la qualité des annonces. En fait, la plupart des gens que je rencontre sont des RH qui font du recrutement. Et la différence est énorme.

(Je vous en avais déjà parlé ici : https://lecoledurecrutement.fr/etes-vous-vraiment-recruteur/)

Au final, beaucoup des meilleurs recruteurs que j’ai croisé, n’ont absolument pas une formation ou un parcours RH. Ce sont des autodidactes, des psychologues, des commerciaux, des anciens avocats et tous ces parcours où l’on est obligé d’apprendre à comprendre le comportement humain et les ressorts de la conviction. Attention : je ne suis pas en train de dire qu’on ne peut pas être un bon recruteur en ayant un parcours RH. Mais même chez ce type de recruteur (c’est le cas de Marion par exemple), j’observe presque tout le temps une grande répulsion pour les disciplines RH.

Les RH qui font du recrutement sont très faciles à reconnaître. Généralement ils trouvent que le recrutement (ou le sourcing ce qui revient au même) est chronophage. Ce sont eux qui écrivent les annonces comme on écrit une fiche de poste, c’est-à-dire de manière froide, inhumaine, robotique et administrative. Et on ne peut pas leur en vouloir : inconsciemment ils ne considèrent pas que le recrutement est leur métier. C’est une corvée et ils n’ont pas le temps de s’y consacrer. D’autant plus que cette perception de corvée peut vite se dissiper. Au final, l’immense majorité ignore complètement la discipline du recrutement. Et il suffit d’une journée de formation pour que leur avis change. Un des retours que j’ai le plus souvent en formation c’est :

 Ah mais c’est un vrai métier en fait ! Je ne pensais pas. On dirait une enquête policière. Ça me confirme que je n’aurais jamais le temps d’en faire. Mais au moins maintenant je comprends ce qui est intéressant quand on fait autre chose que de poster des annonces et attendre.

On ne peut d’autant pas en vouloir aux gens que toutes les formations RH sont orientées vers les fonctions administratives. Quand vous regardez les volumes horaires accordés à la gestion de la paie, le droit du travail, etc, vous comprenez que la plupart des gens n’ont jamais eu le droit à une formation en recrutement. C’est d’ailleurs pour ça que nous nous levons le matin chez Link Humans, parce que l’on croit profondément que le recrutement mérite son école.

Et, que l’on soit clair, je ne suis pas en train de dire que les professionnels des RH n’ont pas leur place dans le recrutement. Au contraire ! Plus on est de fous plus on rit ! Simplement il faut d’abord désapprendre les réflexes administratifs pour pouvoir acquérir des réflexes commerciaux.

Sinon, quelqu’un dont le quotidien et les compétences sont administratifs va se comporter dans le recrutement de manière administrative. Et c’est normal. Vous savez désormais pourquoi la plupart des annonces ressemblent aux lettres que vous envoient les impôts : le même ton froid et désincarné, le même vide de sens, propre aux administrations.

Pour une direction du recrutement indépendante de la DRH

Si cela ne tenait qu’à moi, on créerait une direction du recrutement indépendante dans chaque entreprise. J’en appelle à une déclaration d’indépendance du recrutement, comme les Etats-Unis face au Royaume-Uni.

Au final, je retrouve bien plus de points communs entre un recruteur et un commercial, qu’entre un recruteur et un RH. Je retrouve bien plus de points communs entre un recruteur et quelqu’un du marketing, qu’entre un recruteur et un RH. Je vois bien plus en quoi quelqu’un qui a fait des études de psychologie est préparé à faire du recrutement par rapport à quelqu’un qui a étudié la gestion de la paie.

Et j’ai découvert une lueur d’espoir très récemment : j’ai été chez Fiducial. Là-bas on m’a expliqué qu’il y avait une direction du recrutement totalement indépendante de la DRH et qui reportait directement à la direction générale. Et on ne parle pas d’une PME. Fiducial c’est plus de 15 000 personnes. Pourquoi le préciser ? Car une des objections que j’ai entendu le plus souvent c’est : ça ne peut pas fonctionner à l’échelle d’une grande entreprise.

L’autre lueur d’espoir que j’aperçois dans quelques entreprises du CAC 40 : l’émergence de véritables structures dédiées au recrutement. Comme les cabinets de recrutement internes ou l’espace emploi de Carrefour (qui est réellement inspirant). Encore une fois, on parle bien là de grandes entreprises qui ont enclenché ce mouvement de l’autonomie du recrutement, d’une manière ou d’un autre.

Conclusion

Avant d’avoir une direction du recrutement il faudrait déjà avoir une école du recrutement. Afin que la fonction soit reconnue comme une vraie expertise, non seulement dans l’entreprise mais dans la société en général. Et ça…c’est ce qu’on essaie de faire avec LEDR Pro aujourd’hui, peut-être une vraie école demain.

Nous ne sommes d’ailleurs pas seuls dans ce mouvement. Je croise de plus en plus de « militants » et « militantes » qui corrigent systématiquement leur interlocuteur quand il dit « RH » à la place de recruteur.

Et vous ? De quel côté êtes-vous ? Du côté de l’union des disciplines ou de celui de l’autonomie du recrutement ?

Commentaires

  1. Et si je suis Breton, j’ai le droit de dire que je ne suis pas français ?
    Ma chef est RRH et ma casquette est double : « recrutement et formation », alors comment on fait ?
    Je prends le contre-pied de ce que je viens de dire : je recrute des commerciaux, mon donneur d’ordre est mon patron ou le Directeur Commercial et j’aime à me présenter comme étant le 1er commercial de l’entreprise (chronologiquement !), puisque je suis le 1er contact à « vendre la boîte » aux candidats en phase d’approche.

    Alors le recruteur : sourceur ? marketeur ? commercial ? intégrateur ? coordinateur ? sélectionneur ? business développeur ? enquêteur (pour séparer le vrai du faux en entretien) ?

    Je me souviens vous aviez fait toute une liste des compétences du recruteur… et allez jusqu’au hacker !

    1. Bonjour Alain,

      Tout à fait. L’ONU (qui n’est pas une faction extrémiste) reconnaît comme droit humain universel le droit d’autodétermination des peuples.

  2. Je suis sourceuse,chercheuse, indépendante donc oui pour moi c’est un métier à part entière (et j’adore ce côté « enquête policière » comme tu le dis plus haut). Je ne me dis même pas recruteuse puisque en entretien je ne m’occupe pas du côté « métier » que je laisse à mon associé dont c’est la spécialité. Alors Oui il faut une école de recrutement et j’ai été ravie de trouver la formation TruAcadémy pour me spécialiser encore plus parce que jusque là je n’avais trouvé que des généralités en RH justement dans les diverses formations qui existent.
    Merci à vous !

  3. Je suis entièrement d’accord le recrutement est un vrai métier qui demande des compétences, et du savoir faire. Et je me reconnais parfaitement dans le profil commerciale curieuse de l’humain chercheuse de talents… accoucheuse de projet professionnel parfaitement à l’écoute des candidats et honnête . Il est à mon avis fondamental de dire aux candidats pourquoi non.
    c’est un formidable métier qui s’apprend aussi.

  4. Recrutement et RH rien à voir en effet.Les RRH sont plus les coordonnateurs des salariés,les contrats, la paie, la vie dans l entreprise. Le recrutement est en amont de tout cela, un métier à part entière.

  5. Très bon sujet!
    D’accord sur le fait que ce n’est pas le même métier, par contre pas d’accord sur le fait qu’on ne peut pas faire les deux.
    Car quid des profils RH en PME? Je suis RH dans une société de services de 50 collaborateurs, on va attendre de moi que je fasse tout – RH et recrutement -, et sûrement pas embaucher un « improductif » de plus pour faire l’un des deux ^^
    Et puis, c’est ça qui me plaît… Faire du juridique un jour, du « commercial RH » le lendemain, rédiger un avenant puis tenir un stand sur un salon…
    Je suis d’accord que ce sont des qualités et compétences différentes attendues; mais je pense qu’il est possible d’avoir le double profil, comme il existe des informaticiens communicants.
    Est-ce un leurre de penser cela ?

    1. « Pire encore, j’ai rarement rencontré de specimens qui aiment les deux côtés à la fois. En général on a toujours un fort tropisme pour un côté ou l’autre.  »

      Le cas d’une PME ne rentre pas dans ce genre de considération. Moi aussi je suis dans une PME et jusqu’à récemment je faisais à la fois : la facturation, la négociation commerciale, les formations, le design des visuels et des documents, l’écriture des articles, l’email marketing ainsi que le community management.

      Mais c’est un sujet totalement différent : en PME on est pas encore assez pour faire une division du travail.

  6. Je suis totalement pour l’autonomie du recrutement !!
    Le nombre de fois ou on me dit que je suis RH ….. NOOOOOOON je ne suis ABSOLUMENT pas RH.

    « Si bien que si vous parlez à quelqu’un de lambda il ne fera pas de distinction entre RH et recrutement »
    >> True Story !

    « Le recrutement étant vu comme une fonction bas de gamme et ingrate, sans noblesse. Un marche-pied avant de faire des RH sérieuses »
    >> On nous rabâche ça à longueur de temps à l’école … C’est donc pas le métier dont on rêve … Heureusement il peut arriver de croiser des personnes qui nous font changer d’avis la dessus …

    « la direction des talents » qui réunirait à la fois le recrutement, le marketing employeur, l’intégration et la formation. »
    >> Ce serait vraiment top ça !!

    « Ah mais c’est un vrai métier en fait ! Je ne pensais pas. On dirait une enquête policière. Ça me confirme que je n’aurais jamais le temps d’en faire. Mais au moins maintenant je comprends ce qui est intéressant quand on fait autre chose que de poster des annonces et attendre »
    >> Ahah

  7. Bonjour Nicolas, je connais votre propension chez Link Humans à la provocation et c’est pour cela que l’on vous lit 🙂 mais là non ! En tant que RH et maintenant responsable du recrutement je ne peux pas vous laisser écrire qu’un RH est un administratif ! D’accord pour stopper ces discours négatifs sur les recruteurs et le recrutement mais pas en y opposant des RH soi-disant gestionnaire administratif, de cela, toutes les fonctions des Ressources Humaines, du recrutement à la gestion de carrière en passant par la formation, en pâtissent.

    1. Bonjour Marie-Céline,

      C’est faux. Je n’ai absolument aucune propension à la provocation. Et je me sens insulté à chaque fois que quelqu’un dit ça.

      Définition du Larousse :

      « Action de provoquer quelqu’un, de le pousser à commettre une action blâmable, une infraction ; fait ou geste destiné à provoquer.
      Acte par lequel on cherche à provoquer une réaction violente. »

      Or, j’ai déjà suffisamment de mal avec ce que j’ai dans ma tête, pour m’amuser à inventer des choses que je ne pense pas. Je dis juste ce que je pense et qui me paraît évident ^^. Et au contraire, je mets ENORMEMENT d’eau dans mon vin car j’ai observé que dans ce milieu on se choquait facilement. Si je devais vraiment dire ce que je pense des RH, on serait en train de se battre :P. Mais je garde justement ma conviction pour moi, c’est comme la laïcité. Il me semble que le propos de cet article est argumenté et sans aucune provocation. Si on trouve quelque chose d’offensant et de provocant dans cet article qu’on me le montre et je m’en excuserai.

      Je remarque d’ailleurs que comme à chaque fois que je dis ça à quelqu’un et qu’il n’est pas d’accord vous dites « je ne peux pas vous laisser dire ça » mais sans m’expliquer pourquoi ce serait faux. J’attends encore que quelqu’un m’explique en quoi c’est faux. La dernière fois on m’a juste dit « tu peux pas dire ça, la RH est une discipline transverse qui pilote la performance ». Euh…ok ? Un vrai contre-argument, sinon ?

      PS : je n’ai pas écrit qu’un RH était un administratif. Les nuances des mots ont leur importance. Sinon on confond les sujets, les substantifs, les verbes et les adjectifs. En oubliant que « un administratif » n’a pas de sens en français, on ne peut pas confondre le sujet et l’action. Je peux être en colère sans être colérique et faire de l’administration sans être « un administratif ». Si je dis que la cuisine n’est pas bonne, je ne dis pas que le cuisinier est une mauvaise personne.

      1. Bonjour à tous,
        je trouve ce débat particulièrement intéressant par rapport à mon actualité quotidienne.
        En effet, la vraie question pour moi est de savoir donner de la cohérence entre ce qui est promis à un candidat (au travers d’une offre originale et motivante) et la réalité qu’il rencontrera au moment de son intégration.
        Trop de marketing parfois, notamment pour certains cabinets qui ont choisi l’option du profil commercial pour leurs équipes de recrutement, nuit à la fois à la réputation et provoque des ruptures de carrière dévastatrices.
        Je pense pour ma part qu’une subtile dose entre marketing et Rh ( pour avoir un vision plus long terme) est un cocktail indispensable. L’exemple des ingénieurs non communicants me parait aussi exagéré car ils existent des postes regroupant ces deux compétences fort heureusement, même si je vous accorde que ce ne sont pas les postes les plus simples à pourvoir.
        Merci de votre contribution toujours pertinente.
        Michael

      2. Bonjour Nicolas,
        Cela fait un moment que je reçois vos mails et je me dis, que je vais lire vos articles, et aujourd’hui je suis passé à l’acte…
        Ca commençait très bien, un débat d’idées sur le rattachement hiérarchique, le nom que l’on pourrait donner à une nouvelle entité, les RH que l’on pourrait rebaptiser, ce qu’il faut pour être un « bon » recruteur…
        Bref…je me suis dit que j’allais apporter ma pierre en expliquant que j’ai rencontré beaucoup de RH qui ont fait des études de psycho, comment on donne envie dans un annonce, comment on peut la rendre « sexy », ou d’autres choses encore,…
        Et puis…
        Et puis…je me suis dit qu’il y avait quelques inexactitudes et méconnaissances des formations quand vous affirmez « On ne peut d’autant pas en vouloir aux gens que toutes les formations RH sont orientées vers les fonctions administratives »
        ou la raison d’être des espaces emploi dans de grandes sociétés qui ne sont souvent que des CSP (Centre de Services Partagés) au même titre que des CSP juridiques ou formation…
        Bon… jusque là là pas de quoi s’indigner
        Et puis…
        J’ai lu les commentaires et notamment votre réponse à Marie-Céline et là je me suis dit à quoi bon discuter si notre interlocuteur n’est pas dans la bienveillance, si ses réponses sont déplacées et disproportionnées en regard de ce qui est dit.
        Etre passionné, déborder d’énergie, vouloir faire avancer les choses par des débats d’idées est certes très louable mais quand on parle de l’humain avec d’autres humains pour construire ensemble la bienveillance me semble essentielle.
        Il ne faut pas se tromper, mon laïus n’est pas un jugement de valeur, je ne connais pas Marie-Céline, je pense qu’elle est assez « grande » pour vous répondre toute seule si elle en a le désir, c’est juste une expression de mon ressenti et une mesure de l’impact des propos tenus.
        Cela ne m’empêchera pas de continuer à vous lire et si j’ai pris du temps pour répondre c’est que je pense que ça vaut la peine d’avoir de temps en temps un effet miroir.
        Pour conclure, une simple citation de Warren Buffet : « Il faut 20 ans pour construire une réputation et cinq minutes pour la détruire. Si vous gardez ça à l’esprit, vous vous comportez différemment. »
        Très aimablement,

        1. Bonjour Bernard,

          Citation de moi-même : « Il faut toujours se méfier des gens obsédés par leur réputation, ils sont toujours à la frontière de l’hypocrisie et leurs trahisons sont imprévisibles ».

          Je me méfie tout autant des dictatures de bienveillance. Très souvent les gens vous appellent à la bienveillance pour vous empêcher de les contredire.

          Pour le reste : je ne sais pas ce qu’est un CSP et je ne vois pas ce que j’ai raté sur les formations RH.

          PS : je ne suis pas passionné du tout, je ne sais pas d’où vous tenez cette impression ^^.

          PS 2 : je ne parle pas « de l’humain » pour la simple et bonne raison que cette expression n’a aucun sens. Donc là encore, je ne sais pas d’où vous tenez cette impression.

  8. Mais pourquoi opposer sans cesse RH & recruteurs ?
    On a besoin les uns des autres, autant que l’eau et le poisson, la neige et la montagne, le whisky et le coca…
    Alors laissons tomber nos différences, brisons nos murs et courons, nus, main dans la main sur les sentier qui mènent à nos candidats.
    Avec mes excuses, il me sera difficile d’assumer ce post matinal…je resterai donc dans l’anonymat.

  9. Une direction recrutement sous une direction des ressources humaines,
    c’est comme si on mettait une direction commerciale sous une direction marketing.
    Nous n’avons pas les mêmes objectifs, pas les mêmes facteurs clés de succès, ni les mêmes drivers personnels.

    Au sein de notre cabinet, nous avons également fait le choix d’une direction du recrutement libérée ! 🙂

  10. Salut Nicolas,

    Je retombe de nouveau sur ton message, il me fait sourire – il était déjà tellement dans le vrai et avait suscité bon nombre de débats ! J’espère que depuis, il a contribué à faire évoluer les pensées et les organisations !

    Pendant ce temps là … dans le groupe ORTEC, on avait déjà compris que le Recrutement était un vrai métier (et pour lequel il fallait une école ;-)), tellement stratégique qu’il avait pris son « indépendance » vis à vis de la Direction des Ressources Humaines en 2012 (avec une « opérationnelle à tendance commerciale » à sa tête, je n’en reviens toujours pas de ce virage après 7 ans…!). Le service Recrutement pilote également la cooptation, le mobilité, la marque employeur, les événementiels et même une grande partie de la GPEC et de la fidélisation, co-animée avec nos cousins « RH ». 🙂

    Par contre, … je ne compte pas les semaines où des connaissances me sollicitent sur des sujets « purs RH » (c’est à dire dans lesquels je n’ai aucune expertise, voire un rapport proche de l’aversion). Le fameux : « Tiens, toi qui es « RH » (sic), j’ai donné ton numéro à un pote pour savoir comment il doit négocier sa RC » … ne tarit pas. Et leur réaction plutôt incrédule / déçue / interloquée quand tu réponds « Mais je ne vais pas pouvoir l’aider, … je suis pas RH » … #nonmonjobn’estpasfictif

    Longue route encore à éclairer.

  11. Bonjour,

    Votre article est très intéressant et surement représentatif sur bien des aspects si on s’appuie sur des généralités.

    Je me permets tout de même de rebondir sur ce que vous dites concernant les personnes qui font du recrutement et qui n’aime pas la paie et que cela devient un argument pour séparer RH et recrutement. Je trouve cette conclusion un peu hâtive.

    Personnellement, je suis chargée de recrutement au sein d’un service RH et je suis très heureuse de pouvoir assister les assistantes RH dans toutes leurs missions RH lorsqu’elles en ont besoin ou que mon activité est basse.

    Je n’aurais pas autant aimé ce poste sans être complètement intégrée aux RH et cela me permets de mieux recruter aussi, car j’ai accès aux informations nécessaires en temps réel et je suis les candidats en permanence.
    Je trouve un peu dommage et un peu triste de confronter les RH et le recrutement, cela va de paire et j’en reste convaincue.

    Je suis chargée de recrutement au sein du service RH de la société qui est une PME, je ne comprends pas pourquoi cela est un soucis. Le tout est d’avoir les compétences évidemment.

    Au plaisir de vous lire

  12. Enfin, un peu de bons sens dans ce monde de zombies corporatistes !

    Il y a bien longtemps que tout professionnel doté d’un minimum de jugeote sait que les RH ne devraient jamais, jamais (je répète) jamais, avoir l’énorme responsabilité de recruter et pire, de sélectionner quel candidat à le droit de passer la porte ou de rester dehors.

    Il est effectivement totalement absurde de demander à des employés qui n’en ont pas la compétence, ni l’envie d’assumer une fonction qui ne les regardent pas.

    Et pourtant… Plus de 70% des sociétés de toutes tailles (qui ont les moyens de payer un service du personnel (plutôt que l’horrible terme « RH ») continuent a utiliser leurs employés « RH » pour les recrutements !

    Le pire est que (pour la plupart) les décideurs qui décident que les « RH » doivent recruter, sont des gens intelligents, ou plutôt des gens bardés de diplômes ou « qualifiés » (ce qui confirme que le niveau d’étude le plus élevé n’empêche ni l’ignorance, ni le manque de jugeote, et que bien souvent les grandes écoles sont des entreprises de formatage en série qui ne produisent que des robots et des zombies incapables d’indépendance d’esprit).

    Merci pour cet article qui devrait être lu par les CEO de toutes les sociétés de la planète et les « RH » qui se prennent pour des cadors du recrutement 🙂

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